CP Fleurier | D'hier à aujourd'hui

Pourquoi les chats?

Jusqu’à la fin des années 1950, début des années 1960 qui ont vu la construction de nombreuses patinoires artificielles en Suisse romande, la pratique du patinage et du hockey sur glace étaient des plus problématiques. Les différents clubs devaient planifier leur travail et les corvées en comptant sur le dévouement de leurs membres actifs et des sympathisant, qui formaient alors ce que l’on nomme aujourd’hui le Fan’s club.

On estimait à trois jours de travail la journée de patinage.
…Quand je dis « jours », il faudrait plutôt parler de soirées et de nuits. En effet, c’est après notre occupation professionnelle, quand la température était la plus basse, qu’on profitait de gicler la glace afin d’en augmenter l’épaisseur et de la rendre à peu près lisse. A cette époque, on ne parlait ni de rabots, ni de tracteur, et d’autant moins de Rolba.

Durant ces soirées de labeur, il était de coutume que, dans les baraques qui servaient de vestiaires, sur les vieux calorifères à charbon, on fasse cuire soupes et saucisses afin de maintenir l’ambiance et de donner du cœur au ventre des gicleurs.

Le CP Fleurier avait la chance d’avoir un chef matériel aussi dévoué que fin cordon bleu. Un soir, il nous proposa de varier le menu. Il nous mijota un « lapin-polenta » de derrière les fagots. A la fin du repas, Willy Staudenmann, puisque c’est de lui qu’il s’agit, prit son tour de jet en poussant des « miaou !» sonores et triomphant. Quelques convives, propriétaires de chats, firent la grimace tout en étant obligés de convenir que le souper avait été succulent.
C’est ainsi que, peu à peu, chacun se mit à fournir des adresses de chats errants, malheureux ou issus de nichées trop nombreuse à Stoudy.

Une tradition s’était alors instaurée : pendant quelques années au CP Fleurier, après les matches et les soirées de corvées, on dégustait d’excellents « civets ». SOS Chats n’aurait certainement pas vu le jour sans la construction de la patinoire artificielle en 1958. Une année qui vit la fin des travaux réguliers pour les membres et la fréquentation des matches décupler…

Jusqu’en 1950, le club jouait avec des maillots qui lui étaient prêtés par le FC Fleurier ; ensuite avec un jeu d’équipements grenats qui lui avait été offert par les Galeries du Vallon. Durant l’hiver 1952-53, notre caissier Kiko (Béguin), qui officiait également comme coach, nous laissa entendre que si nous arrivions en finale jurassienne de série B, il lui serait possible de nous payer de nouveaux maillots… Une bonne motivation !

Ses espérances furent plus qu’exaucées puisque, cette saison-là, nous avons eu le bonheur de fêter les titres de champions jurassiens, champions romands et d’accéder à la série A (1ère Ligue actuelle). Dans le courant de l’été qui suivi, il fut décidé à l’unanimité que nos futurs maillots seraient « noir avec parements et tête de chat jaunes sur la poitrine ». Ils furent réalisés par l’ancienne manufacture de confection et tricotterie de Fleurier.

Roland Leuba

CP Fleurier | 1939

Onzes membres ont assistés à la première assemblée générale qui s’est tenue le 20 février 1939 sous la présidence de Monsieur G. Ruedin.
Avant d’élaborer des statuts sur le modèle que possédaient déjà le club de Couvet, lors de premières séances, on décide des points principaux qui figureront au règlement. Une discipline stricte et des chiffres qui aujourd’hui étonnent !

La finance d’inscription est est alors fixée à 1 franc et les cotisations à 50 centimes pour les cinq mois d’hiver et 30 centimes pour les mois restants. Les cartes de membres supporters seront-elles vendues à 5 francs. En ce qui concerne les équipements, le Club paiera les maillots qui resteront sa propriété ; la carapace du gardien sera faite par un sellier de la région et une cagnotte permettra de payer des patins et des souliers aux joueurs.

Le membre qui ne se présentera pas aux travaux d’aménagement des abords de la patinoire, selon l’horaire établi devra s’acquitter une amende de 20 centimes.
Les recettes de la saison 1939/40 se montent à Fr. 23.95.

CP Fleurier | 1942

C’est en 1942 que le Club des Patineurs est formé pour permettre à tous les adeptes du patinage de faire partie de la société. L’année suivante, suite à des dissensions survenues avec le gérant de la patinoire, le CP décide de d’aménager une autre piste à Longereuse ; une tentative qui avortera faute de tuyau d’arrosage de qualité.
Durant la seconde guerre mondiale, la mobilisation d’une bonne partie des membres obligera la Club à se mettre en « veilleuse ». En 1947, quelques jeunes patineurs décidèrent de reformer une équipe du CP.

Dix-huit mois plus tard, on envisage de construire des vestiaires, une preuve du renouveau de la société.
A la fin de la saison 1948, le CP possède : 4 cannes, 4 pucks, 11 maillots jaunes, 2 buts métalliques, 1 pharmacie, 1 fourneau avec tuyau, des claies ainsi que des lattes à tuiles…

Au début de la saison suivante, l’affiliation à La Ligue Suisse de Hockey sur glace (LSHG) est votée.
Active par intermittence, la section de patinage artistique a permis aux fillettes d’acquérir les rudiments techniques de cette difficile discipline.

CP Fleurier | 1950

Dès 1950, on parle de combler une partie du partie de l’étang de Belle-Roche pour y aménager une place propice au patinage (sans herbes aquatiques sous la glace !). Le Club fait encore plusieurs acquisitions importantes, soit : 12 maillots (dont 6 offerts), 1 équipement complet pour la gardien Fr. 350 .- et 50 m de tuyau d’arrosage avec chariot. Des dépenses qui engendreront un déficit de… Fr. 3.66. ! Les Fleurisans évoluent en série B ; ils sont opposés à Couvet, Travers, Young-Sprinters et Fribourg.

Un soir de corvée
Après une tempête de neige, des membres du club sont de corvée pour déblayer l’étang avec des râbles afin que le match du lendemain puisse se dérouler comme prévu.

CP Fleurier | 1954

Premier jeu de maillots arborant l’emblème des chats et première saison en 1ère ligue pour le CPF qui affronte les équipes de  Young-Sprinters, du CP Fribourg, de Payerne et de Gottéron.

CP Fleurier | dès 1956

Une patinoire artificielle à Fleurier
Dès 1956, on étudie la possibilité de construire une patinoire artificielle. Un rêve qui deviendra réalité en 1958.
Le 2 octobre 1958 la dalle est en construction.

CP Fleurier | 1958

Le match d’inauguration le…
9 novembre 58 déjà !
Young-Sprinters – Ambri-Piotta devant plus de 4'000 spectateurs.

CP Fleurier - Historique

CP Fleurier | Saison 1960/1961

Pour la première fois, le CP Fleurier s’adjuge le droit de disputer le championnat de ligue nationale B.

CP Fleurier - Historique

Un souci constant : assurer la relève !

Le hockey sur glace est en plein essor au pied du Chapeau de Napoléon.
Les juniors rivalisent avec les meilleures formations helvétiques tandis que les plus jeunes s’inscrivent en nombre aux tournois interscolaires. Une compétition bon enfant qui permettait au CPF de recruter les meilleurs éléments.

Coup de chapeau
L’arrivée du premier entraîneur étranger, le canadien Stu Cruikshank en l’occurrence, a révolutionné la façon de concevoir le hockey sur glace chez les jeunes surtout. En introduisant la théorie ainsi que l’entraînement physique en plus du patinage et du maniement de la canne, il transforma un hobby en sport de compétition. Sous sa férule, de nombreux jeunes talents allaient éclore, à l’image de Guy Dubois et Philippe Jeannin.

CP Fleurier | Guy Dubois

Guy Dubois évoluait en LNB à 14 ans ½ déjà, et trois en plus tard, il était titulaire en LNA. Le jour de ses 18 ans, il portait pour la première fois le maillot de l’équipe nationale…CP Fleurier - Guy Dubois un beau cadeau ! des couleurs qu’il a endossé a 152 reprises, tout en participant deux fois aux Jeux Olympiques ainsi qu’à neuf championnats du monde. Joueur le plus capé issu des rangs du CP, Guy Dubois n’est battu que par Jakob Koelliker en sélections suisses ; mais il est bon de relever que ce dernier a évolué avec la Nati jusqu’à l’âge de 36 ans alors que le Fleurisan quittait ses rangs à 29 ans.

CP Fleurier | Philippe Jeannin

Philippe Jeannin a marqué le CP de son empreinte tant par ces qualités de joueurs que par sa personnalité d’entraîneur. Son patinage rapide et fin, ses tirs du poignet aussi foudroyants que précis ont très vite été remarqués par les clubs de LNA ainsi que par les dirigeants de l’équipe nationale suisse juniors dont il a porté les couleurs.Philippe Jeannin
De 1965 à la fin de la décennie, il évolua en LNA avec le HC La Chaux-de-Fonds ; puis en bon Vallonnier, il revint au CP comme joueur tout d’abord, avant de reprendre les rênes de la première équipe. A deux reprises il l’amena en finales de promotion de 1ère ligue (1981/82 et 1982/83) et, la saison 1987/88 (de retour après une escapade au HC Noiraigue), sous sa houlette, le CP retrouva sa place en 1ère ligue.

CP Fleurier | 1969

Le 20 décembre 1969, Alcide Perrinjaquet étrenne la première Rolba de la patinoire de Fleurier. Un engin précieux qui facilitera grandement le travail du préposé à la glace, mais qui ne reléguera pas immédiatement au placard le tracteur et autres râbles. En effet, quand la neige tombait trop en abondance, il fallait avoir recours au « vieux » matériel pour venir en aide à la machine moderne qui n’arrivait pas à suivre.

CP Fleurier - Histoire

CP Fleurier | Saison 1970/71

La saison 1970 est certainement synonyme d’apothéose pour tous les amis du CP Fleurier. Au terme du championnat, une équipe homogène et disciplinée a remporté le titre de champion suisse de 1ère ligue couronnant sa remontée en ligue nationale B. Une rude bataille qui a opposé les Fleurisans aux joueurs d’Uzwil. Après un match nul, les deux équipes ont été contraintes de rejouer le lendemain matin. Dans cette ultime rencontre, le score était toujours vierge au coup de sifflet final et il fallut avoir recours aux prolongations pour déterminer le champion du pays.

CP Fleurier - Histoire

CP Fleurier | 1981 : La patinoire change de look

Après de longues tractations, la patinoire de Fleurier aura son toit et deviendra une halle polyvalente.

CP Fleurier - Histoire   Mars 1981 : on démonte les alentours pour laisser place à la toiture et aux nouvelles installations.

 



CP Fleurier - Histoire   Juin 1981 : montage des formes qui soutiendront la couverture.

CP Fleurier | 1993

Engagement du premier entraîneur professionnel pour toute les équipes du club en la personne de Mike Lussier.

CP Fleurier | 2000

Adhésion au MJNE (Mouvement Jeunesse Neuchatelois). Collaboration entre tous les clubs du canton.


CP Fleurier | 2009

Organisation d’un match de gala Fribourg-Langnau pour marquer le 70ème  anniversaire du club. La patinoire de Belle-Roche accueille ce soir-là 1'400 spectateurs. La soirée en ponctuée par une pasta-party géante réunissant environ 600 personnes dans la halle de gymnastique et avec la participation des joueurs des deux équipes qui se livrent à une séance de dédicaces pour le plus grand plaisir des jeunes et des moins jeunes.

 

CP Fleurier | 2012

Un champion du monde débarque à Belle-Roche !
Nouvelles ambitions pour le CP Fleurier qui souhaite donner un nouvel élan à la formation des jeunes. Valéri Chiriayev est le nouvel homme fort de Belle-Roche. Il entraînera l’ensemble des membres du club. De l’école de hockey à la première équipe, l’Ukrainien champion du monde 1989 avec l’URSS mettra son savoir et son expérience au service des jeunes Vallonniers. Par cet engagement, le CP Fleurier entend bien redynamiser les soirées d’hiver à Belle-Roche.